Bonne bouffe, bon genre - Cuisine nouvelle, inspiration française et italienne

Restauration, Chroniques · · Commenter

Chez Bouffe

Amateur de plaisirs épicuriens, je m’adresse à toi. J’appelle tes cinq sens, j’alimente la flamme de tes désirs de bonne chère et de ripaille. Puissent ton corps et ton âme se rassasier de bonheurs et de découvertes! Je ne souhaite rien de moins que de te faire découvrir des lieux où la table honore tes envies gourmandes. Je me nomme Rémy et je suis passionné de gastronomie sous toutes ses formes. Partager mes trouvailles avec toi est une joie! Voici donc ma première chronique pour toi, lecteur de Tourismexpress La Relève. Je t’emmène avec moi…

TOUT D’ABORD

Nous sommes dans un endroit pas comme les autres, deux fois plutôt qu’une. Deux visites, deux occasions. À la fois vieillot, parfois éclectique et surtout industriel, le restaurant dont il sera ici question nous transporte dans un univers accueillant et chaleureux. Le lobby, avec ses divans antiques et funky (il faut les voir pour comprendre), ses bocaux de marinades longeant les fenêtres, ses lampes auxquelles les fils pendent et même ses cordes à linge confèrent une impression presque saugrenue aux lieux, rien de cliché. Surprenant. Le bar attenant au lobby invite à l’apéro. Plusieurs spécialités s’y trouvent… importations privées. Le staff chaleureux propose, nous suivons.


Vous dites «c’est où ça coudonc?» C’est Chez Bouffe, camarades. Dans HoMa, dans l’est de Montréal. Chez Bouffe, anciennement, ça s’appelait La Bécane rouge, juste au cas où vous connaîtriez.

Février des cassés, disent-ils. Il s’agit de leur formule après Fêtes. En tout cas, allez-y car avec 15$ pour le menu trois services ou le deux pour un sur les tartares, carpaccios et autres fins mets, vous pourrez vous garrocher sur les vins nature, biologiques, en biodynamie, tous d’importation privée. Bien-sûr, si vos poches ne sont pas trop trouées. La carte des vins et alcools n’est pas trop longue, mais bien diversifiée.

AU BRUNCH

Ce que j’apprécie parfois d’un resto, c’est l’offre d’un brunch. Assez plaisant de faire changement de vos habitudes casanières ou des greasy spoons connus. La salade de canard confit croustillant avec œuf mollet de canard goûtait le paradis. Par contre, on ne peut pas en dire autant sur les portobellos, padano et prosciutto servis sur toast. Bon, mais banal. Le prix de 15$ ne s’applique pas au brunch, il faut le noter.

AU SOUPER

Omble de l'arctique sauce viergeLe chef britannique Paul Robert vous convie dans son univers intimiste à travers son habileté à servir des plats où les goûts sont au rendez-vous dans une combinaison relativement simple de produits de qualité. Les saveurs se présentent comme délicates et bien balancées. Ce qui amuse le palais ne se constate pas dans les techniques compliquées. La différence réside dans les combinaisons; les calmars frits (habituel) servis sur une purée de panais, surprenant quand on compare cela à la traditionnelle mayo au machin-truc! Le tartare de saumon est bien balancé en acidité, tout en fraîcheur. Notre serveur, très professionnel, nous annonce la suite logique. J’y vais pour l’omble de l’arctique, sauce vierge. Encore là, tout y est. La présentation, impeccable. Au dessert, je reçois des beignets (chis chis) à la sauce sucrée et épicée. De ce côté, pas mauvais malgré un manque d’éclat. Rien d’épatant. Dans l’ensemble, j’ai vécu une expérience très sympathique. Par ici pour le menu.

Verdict? Dans un ensemble comprenant l’ambiance cordiale, le niveau de bruit modéré, l’offre de la carte des alcools, les menus brunch et régulier, la visite en vaut la chandelle, surtout avec une pareille brochette de prix. On avale plus facilement une facture moins salée, particulièrement quand c’est délicieux.

JE VOUS PROPOSE...

Jetez un coup d’œil à l’horaire des pièces de théâtre présentées au Théâtre Denise-Pelletier, son voisin d’en face. Soirée réussie. Garanti. Mieux vaut réserver vos places au resto et pourquoi pas aussi le théâtre. Voici les coordonnées de Chez Bouffe et la programmation du théâtre.

Je reviens avec une chronique nouvelle formule (pas de resto) au début mars, juste à temps pour les temps des sucres. Je vous ferai des suggestions tout érable. Miam!
Bon février des cassés!


Par Rémy M. Gagnon
Blogueur  chroniquesgourmandesmontreal.blogspot.ca
Étudiant en gestion du tourisme et de l’hôtellerie - ESG UQAM - ITHQ

Twitter