Le luxe d'être Les Clefs d'Or - Partie 1 de 2

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Les Clefs d'OrNous sommes 4 finissants en Gestion, certains en Hôtellerie et les autres en Gestion Internationale, partis à l’aventure au Moyen-Orient. Les pays visés : Émirats Arabes Unis, Qatar et Bahreïn. Le but de ce voyage est  d’explorer les lieux, bien sûr, mais surtout d’en apprendre plus sur le fonctionnement de la fameuse association regroupant les concierges de partout dans le monde, soit Les Clefs d’Or.

Bien qu’elle soit présente internationalement, l’association diffère somme toute selon les pays et les régions. Dans cette série de 3 articles,  vous verrez comment 3 pays du Moyen-Orient développent à leur manière les services de conciergerie de leurs hôtels haute gamme, pour ne pas dire luxueux ! Commençons donc avec les Émirats Arabes Unis.

Tout d’abord, disons que le monde hôtelier n’est pas du tout le même qu’au Québec. Ici, la démesure est de mise. Les touristes attirés par les EAU adorent ce qui est flamboyant et innovant. Les infrastructures hôtelières se doivent donc d’être à la hauteur, mais il va de même pour le service à la clientèle. Les concierges doivent donc satisfaire les demandes de cette clientèle pour le moins exigeante et parfois farfelue.

Suite à une 20e d’entrevues, nous avons pu dresser un portrait de l’association et de ses caractéristiques.  Les concierges certifiés Les Clefs d’Or se doivent de passer par un processus d’une durée d’environ 3 à 4 ans. Trois niveaux sont nécessaires à l’obtention des fameuses clefs. Il faut d’abord réussir à entrer dans le Concierge Dubaï Group. Toutes ces étapes demandent beaucoup de temps et d’étude.

Pour les dirigeant de l’association du pays, avoir un système aussi sélectif est préférable, car cela permet d’avoir la crème de la crème et souvent les concierges arborant Les Clefs d’Or se retrouvent Chef Concierge. Tout ce temps consacré à l’association est du temps en moins pour son  travail. Il faut donc que le candidat soit en mesure d’avoir le support de ses patrons pour pouvoir assister aux différentes réunions et ainsi donner le meilleur de lui-même. Ce sont donc des gens passionnés et prêts à tout qui atteignent ce niveau.

En vérité, cette démarche et les résultats encourus seraient idéaux si la totalité des concierges n’étaient pas des expatriés. Il faut comprendre que la situation des immigrants au EAU est totalement différente de celle qu’on connaît. Ici, ils ne peuvent pas avoir de citoyenneté. Ils sont à jamais des expatriés qui doivent redemander leur droit de résidence à chaque 2 ans. S’ils n’ont pas d’emploi pendant plus de 4 semaines, ils sont déportés. S’ils commettent un acte criminel aussi petit qu’il soit, ils sont déportés. S’ils ont une maladie tel le Sida, la même procédure leur est réservée. Leur situation est donc assez précaire et de se lancer dans une expérience comme Les Clefs d’Or peut paraître incertaine.

Somme toute, la situation de Les Clefs d’Or EAU est sur la bonne voie. L’industrie touristique est de plus en plus alerte aux besoins des concierges et à leur importance. Ils ont le support direct du Sheikh qui paye leurs frais d’adhésion, ils travaillent de pair avec le ministre du Tourisme et en 4 ans ils ont déjà atteint plus de 40 concierges partiellement adhérents ou membres complets.

Ils sont aussi les chaperons des pays limitrophes du GCC (Gulf Cooperation Council) pour que Les Clefs d’Or devienne une référence au Moyen-Orient. Espérons que ces pionniers sauront transmettre leur passion pour l’émancipation de ce métier trop souvent sous-estimé !

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Par Frédérique Garon-Bissonnette,
Étudiante au B.A.A Gestion de l'Hôtellerie et de la restauration – ESG UQAM

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