Matin GTH 2014 – Un auditoire captivé

Tourisme, Hôtellerie, Vie étudiante · · Commenter

Des participants captivés pendant la conférence du Matin GTHProfessionnels et étudiants au baccalauréat en Gestion du Tourisme et Hôtellerie ont écouté avec intérêt Yves Lalumière et Bernard Chênevert s’exprimer sur les enjeux touristiques de la métropole, lors de cette 25e édition du fameux déjeuner-conférence qui s’est déroulé le 24 novembre dernier, dans la magnifique salle de conférence 3 fois centenaire de l’auberge Saint-Gabriel. Le panel de discussion animé par Paul Arsenault a fait se prononcer le PDG de Tourisme Montréal et le DG de l’hôtel Intercontinental Montréal sur les points suivants :

LE 375E de MONTRÉAL CRÉATEUR DE MOMENTUM

Montréal est en train de se sortir d’une période de marasme. Un nouveau maire, le mouvement Je Vois MTL porté par le 375e anniversaire de la ville en 2017, il y a un momentum qui est en train de se créer. De nombreux projets et investissements seront réalisés et l’année 2017 sert de prétexte pour passer à l’action. Tourisme Montréal travaille de très près avec les organisations sur la programmation de la fête qui sera dévoilée aux alentours de janvier février. Selon Yves Lalumière, c’est certain que ça a un potentiel touristique, mais il ne faut pas croire que tout ce qu’on fait va attirer l'attention. Il faut être stratégiques. Ainsi, comme avec le 400e de Québec en 2008, il faut penser dès maintenant à l’après 375e pour s’assurer que les années qui suivront en profitent également.

L’INDUSTRIE HÔTELIÈRE MONTRÉALAISE VA BIEN

La métropole a connu plusieurs fermetures de gros hôtels dans la dernière année. On pourrait croire que le secteur va mal, mais les deux intervenants le voient plutôt comme une saine correction du marché. Selon Bernard Chênevert, «c’était des hôtels qui avaient plus de 30 ans et qui ne s’étaient pas réinventés. La structure grossissait, mais les revenus stagnaient. […] Les hôtels qui fonctionnent le mieux sont les petits hôtels boutique qui offrent des expériences différentes.»  Yves Lalumière ajoute que c’est ce qui distingue Montréal de Toronto ou Calgary par exemple. Par contre, la plus petite capacité des établissements hôteliers place la ville en position de faiblesse par rapport à certaines villes américaines pour l’attraction des grands congrès. Devrait-on intégrer un hôtel au projet d’agrandissement du centre des congrès? C’est une question à se poser.

TRAVAILLER AVEC AIRBnB

J’ai été heureuse d’entendre Bernard Chênevert, en tant que président de l’Association des Hôteliers du Grand Montréal, reconnaître l’apport d’AirBnB à l’écosystème touristique. Il a notamment reconnu que la plateforme répond à un besoin et qu’elle permet d’absorber la demande lorsque celle-ci excède l’offre traditionnelle, lors de grands évènements par exemple.  Yves Lalumière croit aussi que cette offre crée une nouvelle demande et accroît les dépenses touristiques. Cependant, tous deux souhaitent qu’on en vienne à une entente pour percevoir la taxe d’hébergement. On en a besoin pour promouvoir Montréal comme destination. Et quand Montréal va bien, c’est toute l’industrie de la province qui va bien.  On sait que la majorité des touristes en sol québécois passent par la métropole.

LIAISONS AÉRIENNES – DES OPPORTUNITÉS À SAISIR

On a beaucoup entendu parler des nouveaux vols directs possibles avec la Chine.  La vérité est que nous avons beaucoup plus besoin de la Chine que la Chine a besoin de nous. Mais il n’y a pas que ce marché. L’Amérique latine présente un potentiel intéressant et il ne faut pas oublier les États-Unis. Les vols en provenance de notre premier marché étranger sont trop chers. Yves Lalumière insiste sur l’importance de l’éventaire des liaisons aériennes et maritimes également. Il a même cité Sept-Îles et les régions plus éloignées du Québec comme des marchés à développer.

Par contre, il faut s’assurer que notre offre réponde aux besoins des nouvelles clientèles qu’on tente d’attirer en terme de restauration, d’infrastructures et de service notamment. Il faut être prêt à les accueillir et être au courant de leurs us et coutumes. Bernard Chênevert suggère même que Tourisme Montréal offre des formations à ses membres sur ce sujet. Nous sommes reconnus pour l’art de recevoir et notre joie de vivre, c’est le moment de le montrer!

QUELQUES CONSEILS POUR LES ÉTUDIANTS

En tant qu’employeur, Yves Lalumière aime la rigueur et les capacités de recherche des bacheliers en tourisme et hôtellerie. Par contre, il conseille à la relève de développer davantage leurs compétences en ventes. Celles-ci ne doivent pas être vues de façon négative. «On est trop relationnels, pensez commercialisation, marketing. Le «timing» est bon à Montréal au niveau macro-économique, il y a de nombreux projets en branle. Soyez diversifiés.»

Pour sa part, Bernard Chênevert estime que les nouveaux venus sur le marché du travail sont trop impatients de gravir les échelons. L’employeur a la responsabilité de s’assurer que le nouvel employé ne se «plante» pas en montant trop vite. Les perspectives de carrières sont intéressantes, il faut simplement s’armer de persévérance.  


Somme toute une autre édition magnifiquement réussie pour le 25e anniversaire de l’événement. Nos félicitations au comité organisateur et on se dit à l’année prochaine!


Par Caroline Asselin
Étudiante au B.A.A. Gestion des organisations et destinations touristiques - UQAM

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